[Fr3 Corse-Via Stella] Corsica Libera en lice pour les Municipales à Bastia

Contrairement à Ajaccio, il n’y aura pas d’union chez les nationalistes pour les élections municipales de 2014 à Bastia. Gilles Simeoni, tête de liste d’Inseme per Bastia a officialisé sa candidature la semaine dernière. Et les indépendantistes de Corsica Libera présenteront également une liste.

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Le candidat indépendantiste de Corsica Libera, Eric Simoni, conduira la liste d’ouverture « Un’Alba nova per Bastia ». « Nous voudrions que Bastia devienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, une ville corse à part entière » a expliqué le candidat.

Pour le second tour, Eric Simoni s’est dit prêt à discuter d’une alliance la plus large possible, autour de Gilles Simeoni, tête de liste d’Inseme per Bastia, sur un contrat de gestion municipale.

« Si demain un nationaliste est dans la position de renverser le clan Zuccarelli (…), je crois qu’on doit tout mettre en oeuvre pour permettre l’émergence d’une nouvelle gouvernance » a déclaré Paul-Felix Benedetti, responsable d’U Rinnovu, un mouvement un temps partenaire de Corsica Libera.

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Video Simoni

[Alta Frequenza] Municipales 2014 : démarche claire et précise pour Aiacciu Cità Nova

Municipales 2014 : démarche claire et précise pour Aiacciu Cità Nova

Aiacciu cita nova(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - AIACCIU CITÀ NOVA ! La liste nationaliste qui sera présente lors des élections municipales de 2014 à Ajaccio a été présentée samedi sous le chaud soleil de la Jetée de la Citadelle. Il s’agit pour être plus précis du sens de la démarche car la liste proprement dite n’est bien entendu pas encore bouclée. Les deux grands courants du nationalisme corse ont donc cette fois ci décidé de faire route ensemble afin de faire valoir un concept simple : ce sera le fil conducteur de la campagne « bâtir un mieux vivre ensemble sur notre terre ». Pour cela la liste se voudra ouverte à des personnalités de la société civile, plusieurs d’entre elles étaient présentes samedi à l’occasion de la présentation de la démarche. José Filippi, actuel directeur de l’ADMR de Corse-du-Sud est pressenti comme future tête de liste.

Écoutez José Filippi.

Écoutez Josepha Giacometti, conseillère territoriale de Corsica Libera.

[Corse Net Infos] Aiacciu Cità Nova : « Pour une alternative à la gouvernance municipale actuelle »

Les réprésentants de toutes les familles nationalistes d’Ajaccio de Femu a Corsica (Chjama Naziunale, Partitu di a Nazione Corsa, Inseme per a Corsica) et Corsica libera, ont présenté samedi le nom de leur liste commune pour les prochaines municipales : Aiaccu Cità Nova, qui devra, par son ouverture à toutes les sensibilités pouvoir proposer aux ajacciennes et aux ajacciens une alternative crédible à la gouvernance municipale actuelle. Pas une simple alliance électorale, mais une démarche d’ouverture ou chacun pourra s’exprimer et apporter ses idées et ses compétences, et qui se refuse d’être « la force d’approche d’untel ou untel, ou le delta de voix manquantes ». Une charte a même été créée, sur laquelle chacun s’engagera sur des valeurs essentielles et partagées.

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Les divers intervenants ont prévenu Aiacciu Cità Nova : « est une liste aux grandes ambitions, qui créera la surprise, et qui permettra aux Ajacciens de participer au changement de leur quotidien ». Elle sera couplée avec une charte basée sur des valeurs communes comme la probité, l’intégrité, l’intérêt collectif, l’indépendance totale vis-à-vis de tout groupement économique, le respect profond de la vie, de l’humanisme et une liberté totale de conscience.
12 engagements y sont inscrits, et qui vont traiter de la totalité des thèmes qui concerne l’ensemble de la vie de la collectivité d’Ajaccio. Un appel est lancé à tous ceux qui voudront participer activement et concrètement à ce changement, en élaborant un programme qui sera construit lors de commissions qui délivreront des stratégies. Aiaccu Cità Nova veut lancer une nouvelle dynamique et de nouvelles pratiques politiques où l’intérêt de l’esprit collectif devra primer.

La charte

Les composantes politiques du mouvement national considèrent qu’il appartient désormais aux femmes et hommes qui constituent le peuple corse, de construire une alternative crédible, autour d’objectifs communs, en favorisant la prise de conscience de solidarités nécessaires à instaurer un espoir de bâtir « un mieux vivre ensemble » sur notre terre. Les signataires de la présente charte aspirent à cette réalisation au sein des entités du bloc communal (la commune d’Aiacciu et son intercommunalité).
Notre démarche vise à regrouper des hommes et des femmes ayant fait le choix d’une conception nouvelle de la politique : moderne, ouverte, autour d’un objectif commun de reconstruction nationale, au-delà des structures politiques existantes. Fondée sur l’action publique, l’humanisme, la démocratie, elle rejette le clanisme et l’assistanat.
Les signataires affirment qu’en leur qualité de candidats aux élections municipales, ils s’engagent à rester proches des tous les habitants de la commune d’Aiacciu en leur offrant leur disponibilité sous la forme d’écoute permanente. Ils s’engagent à gérer les affaires communales de façon transparente et impartiale. Ils se soumettent sans réserve à l’article XV de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 « Art. 15. – La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration », en instaurant un système d’évaluation et une communication permanente sur les politiques publiques mises en œuvre.

Ainsi, ils affirment leur volonté d’associer le citoyen aux décisions, à l’évaluation et au contrôle de l’action publique, bâtissant ainsi les conditions d’une réelle démocratie participative, en s’inscrivant dans un principe de transversalité. Les adhérents à cette charte sont des femmes et des hommes de progrès se situant au-delà des affiliations politiques particulières, des écologistes, des nationalistes. Ils partagent les mêmes valeurs et objectifs, et une volonté commune de convergence et d’ouverture. Ils ont décidé de se réunir et d’œuvrer ensemble en incarnant et promouvant les convictions et les valeurs :
La primauté de l’intérêt collectif,
- L’intégrité et la probité,
- L’indépendance vis à vis de tout groupement d’intérêt économique, sous quelque forme que ce soit,
- L’humanisme, la démocratie, la solidarité, le respect de la vie et le rejet du racisme sous toutes ses formes,
- Le rejet et l’opposition à toute forme de clientélisme,
- La stricte application des règles d’éthique qui régissent les finances publiques au service exclusif de l’intérêt général et plus particulièrement au service de l’équité sociale et économique,
- Pour celles et ceux s’engageant dans notre démarche, du respect de la liberté absolue de conscience, des principes démocratiques et de liberté de débat au sein du groupe.

‘La commune cellule de base de toutes les démocraties »

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Les signataires considèrent :

- que la commune est l’institution publique qui bénéficie d’un profond enracinement historique, d’un degré de légitimité incontestable chez les citoyens, et qu’elle est la cellule de base de toutes les démocraties
- que le projet politique porté par les signataires de la présente charte a pour objectif de traiter avec le même intérêt les préoccupations de toutes les familles et des personnes de toutes générations, et de veiller à l’accès de tous aux services publics.
- que le « mieux vivre ensemble » nécessite le soutien des initiatives de la société civile sous la forme, en règle générale du bénévolat et en particulier dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, notamment en matière d’action sociale d’intérêt général, mais aussi dans les domaines de la culture et celui des sports.
- que si la commune doit accompagner les familles dans l’éveil et l’éducation des jeunes, elle doit dans le même temps veiller au respect de la dignité des plus âgés en préservant leur l’autonomie, en facilitant leurs déplacements sur le territoire et en développant les liens intergénérationnels.
- que l’accès à la propriété et le droit au logement doivent être assurés sur le territoire communal afin que chacun puisse bénéficier d’une bonne qualité de vie,
- que l’attractivité du territoire communal, le maintien et le développement des activités économiques (artisanat traditionnel et d’art, commerce, pêche, industrie, service, innovation..) sont une nécessaire condition du développement économique, de la recherche du plein emploi et de l’augmentation du pouvoir d’achat des administrés,
- que les valeurs de solidarité, de partage, d’équité et d’égalité des chances sont les gages d’un développement harmonieux de la commune.

12 points pour une charte

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Engagement I - Une équipe de travail composée d’hommes et de femmes disponibles, compétents et accessibles.
L’environnement économique nous place dans une nouvelle phase de mobilisation. Les mutations en cours qui touchent tous les acteurs du territoire nous imposent de nouveaux critères de gestion.
Nous devons trouver de nouveaux moyens de mieux assurer le rôle de notre commune garant du développement harmonieux du territoire, passant par l’intégration des quartiers périphériques, mais également par une réelle cohérence urbanistique du Grand Centre ajaccien.
Dans un contexte d’accroissement de ses compétences et d’optimisation
budgétaire, les élus municipaux doivent être capables d’impulser de profonds changements en matière de gouvernance, et de mettre en œuvre une véritable politique de valorisation territoriale qui, aujourd’hui, nous contraint à agir et penser au-delà des limites du territoire ajaccien. C’est la raison pour laquelle notre équipe doit être en mesure de donner son véritable sens à l’intercommunalité, en la mettant au service exclusif des intérêts de l’ensemble des administrés qui y résident, et en l’amenant à remplir ses compétences essentielles.

Engagement II - Améliorer le cadre de vie et renforcer la cohésion sociale
L’espace public est l’espace partagé par celles et ceux qui y vivent. En créant une délégation au développement durable nous nous engageons à faire de la qualité de vie à Aiacciu une question centrale de notre projet.
Le projet que nous allons présenter traitera de la politique de la ville. Il définira les actions que nous comptons mettre en œuvre dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale, avec d’autres collectivités, dans le but de revaloriser certains quartiers et de lutter efficacement contre les inégalités sociales.

Engagement III - Créer les conditions et les outils indispensables à la construction de logements financièrement accessibles.
La lutte contre la spéculation immobilière, la création de logements neufs, la réhabilitation de logements anciens, la lutte contre la précarité énergétique liée au logement, feront l’objet de mesures concrètes qui favoriseront l’installation et l’accès à la propriété.

Engagement IV - Faire d’Ajaccio une cité valorisant la langue, la culture et l’histoire d’Ajaccio et de la Corse, en assumant son ouverture sur la Méditerranée et le monde.

Engagement V - Placer l’éducation au centre du projet, dès le primaire, ainsi que l’accompagnement à la culture et à la pratique du sport.
L‘éducation des jeunes est un vecteur d’avenir. Nous nous engageons à créer les meilleures conditions pour la mise en œuvre des politiques scolaires et éducatives. Dans le domaine du sport les efforts porteront sur l’aide aux associations, aux comités locaux, et au sport de haut niveau.
La valorisation l’outil culturel d’Aiacciu, et la généralisation de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, permettront l’accès du plus grand nombre à la culture en favorisant l’ouverture sur le monde.

Engagement VI - La petite enfance
Une attention particulière pour la petite enfance. La pénurie de places d’accueil dans les crèches pour les enfants de moins de trois ans pénalise les foyers les plus modestes et l’activité des femmes. La création de crèches et de services de garde d’enfants, dans le cadre communal et intercommunal est un engagement fort.

Engagement VII – Soutien à l’emploi. A travers les partenariats que nous mettrons en place, nous apporterons un soutien fort au maintien et au développement de l’activité dans le domaine du commerce et de l’artisanat de proximité, de la pêche, de l’agriculture, des industries, des services et innovations.

Engagement VIII - Plus de démocratie dans l’intercommunalité
L’exercice de la démocratie ne se limite pas au périmètre de la commune. L’échelon intercommunal dispose de plus en plus de compétences qui ont un effet direct sur la vie quotidiennes de nos concitoyens. Nous mettrons en place des Comités Intercommunaux de citoyens et d’acteurs sociaux et économiques, qui participeront à la construction du projet de territoire, en ayant recours si besoin, aux référendums d’initiative locale.

Engagement IX - La rénovation et la promotion du service public
La commune et l’intercommunalité doivent gérer directement les services publics en régies autonomes. Qu’il s’agisse d’eau potable, d’assainissement, de logement, de transport ou autres, le citoyen, contribuable, est devenu un usagers-client de services dont la création et l’exploitation doivent redevenir de la compétence publique, l’objectif étant d’assurer la qualité au meilleur prix pour tous.
Avec l’appui de conseils de quartiers et commissions extras municipales thématiques nous contribuerons à pérenniser et améliorer les services publics, y compris ceux de d’État (santé, éducation, poste, transports, énergie) ou de toute autre collectivité.

Engagement X - La Santé
La santé ne se limite pas aux soins, elle constitue un état de bien physique mental, et social, au sens de la définition donnée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Nous œuvrerons pour améliorer la qualité de vie de la population au quotidien dans le cadre d’actions coordonnées avec les professionnels afin d’identifier et de lutter contre les risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique, aux nuisances visuelles, sonores, etc.

Engagement XI - Equité et justice fiscale
Les foyers fiscaux, les commerces et les entreprises du territoire ajaccien bénéficieront d’une fiscalité et de prix des services publics justes et maitrisés.

Engagement XII - Mise en place d’une administration moderne
La mise en œuvre de notre projet s’appuiera sur une gestion moderne et efficace des ressources humaines, respectueuse des droits et devoirs des agents, et de leurs conditions de travail, privilégiera entre-autres la corsisation des emplois dans tous les cadres d’emplois de la fonction publique territoriale, la formation et la performance. Nous valoriserons les diplômes obtenus par nos jeunes, notamment ceux issus des différentes filières de l’Université de Corse et de nos lycées.

http://www.corsenetinfos.fr/Aiacciu-Cita-Nova-Pour-une-alternative-a-la-gouvernance-municipale-actuelle_a5809.html

[Fr3 Corse-Via Stella] Aiacciu Cità Nova : la liste d’union Nationaliste présentée à Ajaccio

Les nationalistes de Corsica Libera et Femu a Corsica se lancent officiellement dans la bataille des municipales à Ajaccio. Samedi 26 octobre, ils ont présenté leur liste d’union: Aiacciu Cità Nova. Elle pourrait être conduite par José Filippi.

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La liste Aiacciu Cità Nova fédère les grands courants de la famille nationaliste. Autonomistes et indépendantistes se présenteront sous la même bannière lors des élections municipales de mars 2014 à Ajaccio. Environ 30% de la liste pourrait être composée par des personnalités d’ouverture, parmi lesquelles le médecin Serge Piera.

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Interview de Josepha Giacometti :

Video Josepha

Interview de José Filippi :

Video Filippi

[Alta Frequenza] Municipales: Michel Giraschi veut offrir un autre avenir à Porto-Vecchio

Municipales: Michel Giraschi veut offrir un autre avenir à Porto-Vecchio

Giraschi alta(Michaël Andreani – Alta Frequenza) - Il y a quelques jours, Michel Giraschi a présenté officiellement sa candidature à l’élection municipale 2014 à Porto-Vecchio, sous l’étiquette d’U Riacquistu di Portivechju. Le membre de l’exécutif de Corsica Libera a dévoilé l’ensemble de ses chevaux de bataille pour cette campagne qui s’annonce particulièrement intéressante. Les biens publics, le développement économique, le tourisme maîtrisé, l’urbanisme, le lien social et le patrimoine culturel et linguistique sont les dossiers majeurs que Michel Giraschi compte défendre. Convaincu que l’alternance est possible dans la cité du Sel, son objectif principal est de mettre les portovecchiais au cœur de ce débat des municipales. Enfin pour Michel Giraschi, la cohésion du mouvement national est la garantie de réussite de ce projet de changement sociétal tant désiré.

Ecoutez Michel Giraschi.

[Fr3 Corse-Via Stella] Josepha Giacometti, invitée de Cuntrastu

Invitée de l’émission Cuntrastu, la conseillère territoriale de Corsica Libera a livré son analyse sur les évolutions en cours. Elle estime qu’il ne faudra pas se laisser enfermer dans le jeu du calendrier électoral.

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[Alta Frequenza] Podcast : Jean-Marie Poli, nouveau conseiller territorial Corsica Libera, dans U Sguardu

Podcast : Jean-Marie Poli, nouveau conseiller territorial Corsica Libera, dans U Sguardu

jm poli u sguardu(Francescu Maria Antona – Alta Frequenza) – Jean-Marie Poli, nouveau conseiller territorial Corsica Libera et président de l’Associu Sulidarità, était notre invité d’U Sguardu tout au long de cette semaine (7h45) sur Alta Frequenza. Ce dernier a commenté l’actualité corse de ces derniers jours.

Parties 1, 2 et 3

Parties 4 et 5

[Alta Frequenza] Inscription de la Corse dans la Constitution: l’avis de Petru Poggioli

Inscription de la Corse dans la Constitution: l’avis de Petru Poggioli

Poggioli Alta(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) - Session extraordinaire demain (jeudi) et vendredi à l’assemblée de Corse, autour d’un rapport de la plus haute importance, qui sera présenté et soumis au vote des élus de l’hémicycle : celui concernant le projet de réforme institutionnelle. Ce dossier, élaboré et peaufiné durant de longs mois par les membres de la Commission des compétences législatives et réglementaires de l’assemblée de Corse, préconise, ni plus ni moins, que d’inscrire l’île dans la Constitution française, afin d’obtenir plus de pouvoirs. Un sujet qui, malgré la volonté sans faille de la majorité de créer le consensus, demeure clivant au sein de la classe politique insulaire, dont la partie la plus conservatrice a fait connaître à maintes reprises son opposition farouche à cette réforme.

L’avis de Petru Poggioli

[Corse Net Infos] Eric Simoni : « Les Bastiais veulent l’alternance »

Candidat de Corsica Libera pour les élections municipales de mars 2014 à Bastia, Eric Simoni conduira une liste d’ouverture « Un’Alba nova per Bastia ». Le candidat indépendantiste entend utiliser une campagne électorale, qui s’annonce âpre, pour porter les messages de son mouvement. Il explique, à Corse Net Infos, que les Bastiais veulent l’alternance. Pour cela, il incite les commerçants et les artisans à s’inscrire sur les listes électorales. Et se dit prêt à discuter, au 2nd tour, d’une alliance la plus large possible, autour de Gilles Simeoni, sur un contrat de gestion municipale.

Eric Simoni

- Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter à Bastia ?

- Nous avons décidé, au niveau du mouvement, d’être présents, d’abord pour porter, à partir d’une élection très importante comme le sont les Municipales à Bastia, des messages forts. Ensuite, pour chercher des convergences avec d’autres forces, en particulier celles qui se réclament de la Nation, pour construire une dynamique qui pourrait être victorieuse au 2nd tour et garantir l’alternative au sein de l’alternance. Notre liste sera ouverte et comprendra des gens qui ne sont pas des militants de Corsica Libera, mais qui appartiennent à la société bastiaise et travaillent à Bastia.

- Cela signifie-t-il concrètement que vous êtes prêts à soutenir Gilles Simeoni au 2nd tour ?

- Aujourd’hui, beaucoup de Bastiais veulent l’alternance et veulent en finir avec des décennies de gestion municipale qui ne vont pas dans le bon sens pour la Corse et pour Bastia. Cette alternance est importante, mais elle ne se fera pas facilement et personne ne pourra y arriver tout seul ! Nous pensons qu’au 1er tour, on choisit et qu’au 2nd tour, on élimine. Dans cette perspective, nous voulons arriver à réaliser un score suffisant pour être représenté au 2nd tour au sein d’une dynamique globale. Il est évident que les premières personnes avec qui nous discuterons sont celles qui se réclament de la Nation et, donc, la liste que conduira Gilles Simeoni.

- Pourquoi ne faites-vous pas, comme à Ajaccio, une liste d’union ?

- On ne sait pas encore ce qui va précisément se passer à Ajaccio puisque tout est en pourparlers. Nous considérons qu’au niveau du mouvement national, tout doit se faire par le biais d’un accord politique global. Viennent des échéances très importantes pour la Corse où les Nationalistes vont parler d’une voix commune pour fixer un certain seuil en-deçà duquel ils n’accepteront pas d’aller lors des discussions concernant, notamment, l’évolution institutionnelle et la réforme. Dans chaque région, dans chaque commune, l’histoire locale et les possibilités donnent des configurations différentes permettant de nouer des alliances au 1er ou au 2nd tour en vue de la plus grande efficacité possible. Il faut, à notre avis, à Bastia au 1er tour, proposer un panel de programmes et d’idées dans lequel tout le monde se retrouve. Au 2nd tour, construire une union large, au-delà du seul camp nationaliste, sur un contrat de gestion municipale avec des convergences fortes afin que Bastia connaisse enfin l’alternance.

- Le fait que le maire sortant ne se représente pas est-il un atout ?

- On assiste, actuellement, à une sorte de guerre de succession. Les efforts, qui ont été faits pour assurer la pérennité d’un pouvoir que d’aucuns qualifient de dynastique, auraient pu être mis au service des Bastiais et de la ville. Le fait qu’Emile Zuccarelli ne se représente pas crée une situation qui peut paraître nouvelle à certains égards, mais qui est largement héritière de l’ancienne situation avec des réseaux bien en place, qui pèsent sur le scrutin. Il faut que Bastia puisse respirer un air nouveau.

- Quels seront les points forts de votre programme ?

- Nous travaillons depuis longtemps sur une philosophie complètement différente de celle que nous avons subie jusqu’à aujourd’hui. Nous voulons faire de Bastia une ville qui se ressemble, une ville corse à part entière, « vulemu fermà padrone in casa nostra » ! C’est très important pour les Bastiais ! La ville doit se réapproprier un certain nombre d’outils culturels, avoir une vision du développement économique et donner des signaux d’orientation forte qui se répercuteront dans toute la Corse. Nous pensons, notamment, à un projet mis en avant comme un projet porteur et qui, pour nous, ne l’est pas du tout et est même une erreur d’orientation majeure dont nous allons pâtir à l’avenir : c’est le fameux port de la Carbonite.

- Pourquoi y êtes-vous opposés ?

- Nous y étions opposés et nous continuons de l’être parce que des alternatives n’ont pas été étudiées. Le projet du port est aux antipodes de la vision qu’on peut avoir d’un développement durable, soutenable. C’est un mauvais signal donné à la Corse d’envisager l’avenir sous cet angle-là. Nous y reviendrons en détail dans notre programme. Nous ferons, également, des propositions concrètes concernant, notamment, la circulation intra-urbaine. Au niveau du développement économique, on a favorisé l’implantation et, demain peut-être, l’extension des grandes surfaces à la périphérie de la ville alors que le petit commerce est en train de péricliter. Au sein de notre équipe, des gens travaillent sur ces dossiers.

- N’avez-vous pas déjà entrepris une démarche par rapport aux commerçants ?

- Oui. Nous lançons une campagne de sensibilisation en direction des commerçants et des artisans pour qu’ils s’inscrivent sur les listes électorales afin que leur vote pèse sur les orientations de la ville. Un très grand nombre de commerçants, près de 70%, ne sont pas inscrits à Bastia alors qu’ils y travaillent et sont au cœur de l’activité économique. Beaucoup ne savent pas qu’en tant qu’artisan, commerçant ou travailleur indépendant avec un Kbis ou en payant une taxe professionnelle, ils peuvent s’inscrire même s’ils n’habitent pas en ville. C’est aussi le meilleur moyen de changer la donne et de lutter contre la fraude.

- C’est-à-dire ?

- Aujourd’hui, la fraude ne se fait plus, comme à une certaine époque, par bourrage des urnes. Par contre, au moment des inscriptions sur les listes électorales peuvent se passer des choses de nature à invalider et à gêner la sincérité du scrutin. Me Chailley-Pompei l’a souligné récemment. Il existe des réseaux qui fonctionnent depuis longtemps, des rouages qui rendent un certain vote, captif. Nous voulons libérer la ville, comme nous voulons libérer la Corse de manière plus globale.

- Que comptez-vous faire pour lutter contre la violence urbaine qui se développe ?

- Sans tomber dans le catastrophisme, ni dans les effets médiatiques inappropriés, il est certain que l’on voit, en Corse, des choses qu’on ne voyait pas avant ! Se développe, notamment, une certaine forme de délinquance qui s’attaque aux plus faibles et est, essentiellement, liée au trafic de stupéfiants. La drogue circule comme elle n’a jamais circulé. Nous considérons que la lutte contre le trafic de drogue est une priorité pour éviter que la situation n’empire. A cet égard, imiter les schémas qui ont échoué partout ailleurs et dont personne ne veut plus, serait une erreur fondamentale. C’est pourquoi il faut plonger dans une réflexion et une action porteuses d’un développement urbain différent et faire des choses qui nous ressemblent. Nous ferons tout pour que la politique de la ville à Bastia soit en adéquation avec cette volonté de lutter contre le trafic de drogue et les comportements qu’il entraine, notamment l’émergence d’une certaine forme de délinquance inacceptable.

- Le Front national (FN), qui a le vent en poupe, peut-il cristalliser des votes de rejet qui, avant, se portaient sur les Nationalistes ?

- Il y a, d’un point de vue global, non seulement une différence de pays, de degré, de nation, mais aussi une différence de nature profonde entre les valeurs que porte le nationalisme corse et le discours du FN qui hiérarchise les cultures, les peuples et les nations. Au nom de cette hiérarchie, le FN interdit au peuple corse d’avoir un destin national. Ce nationalisme français ne transpire pas que dans les discours du FN, beaucoup de gens et d’hommes politiques français raisonnent de la même manière dès qu’il s’agit de la Corse. Les positions d’un Mélenchon consistant à refuser à notre peuple le droit à sa culture et à sa langue rejoignent celles de Jean Marie Le Pen. Ces discours importés, nous n’en voulons pas ! Sur un plan local et pratique, le FN n’apporte aucune solution. Au contraire, il s’oppose à chaque avancée. Or, aujourd’hui, il faut apporter des solutions et savoir ce que nous voulons pour notre pays. Il faut s’occuper des problèmes des gens.

- Les débats, qui ont lieu actuellement, à l’Assemblée de Corse, auront-ils des répercutions sur le vote municipal ?

- On ne peut pas déconnecter l’avenir de Bastia, de l’avenir de la Corse. Il est évident que ceux qui sont attachés à certaines évolutions, indispensables aux Corses pour pouvoir se loger chez eux et retrouver leur fondement culturel par le biais de la langue, ne peuvent pas être insensibles aux positions des uns et des autres. Quand on entend Jean Zuccarelli s’opposer au statut de résident qui est une impérieuse nécessité ! Même si elle n’est pas la solution miracle qui règlera tout, le statut donnera un sérieux coup d’arrêt à la spéculation immobilière et permettra aux Corses d’accéder à la propriété ! Les électeurs en tiendront compte.

Propos recueillis par Nicole MARI

http://www.corsenetinfos.fr/Eric-Simoni-Les-Bastiais-veulent-l-alternance_a5136.html